Trade-off psychologique

Cet article ne traite absolument pas d’une vérité scientifique ou autre, il s’agit au contraire d’une vision très personnelle de ce que je qualifierais d’un trade-off qui serait « psychologique ».

Trade-off « psychologique »

Voici une définition du trade-off mais ne vous formaliser pas sur celle-ci si vous ne la comprenez pas dès la première lecture, car je l’illustre juste après par un exemple concret et bien plus simple à appréhender.

« Le trade-off est un compromis évolutif d’allocation des ressources entre des descripteurs biologiques et comportementaux quantitatifs (tels que la respiration, la croissance, le mode / le rythme / la stratégie de reproduction et l’alimentation) ou écologiques. L’expression d’un descripteur étant coûteuse, toute énergie allouée à un descripteur n’est plus disponible pour l’expression d’un autre. »

(Cf. l’article wikipedia Trait biologique)

Prenons un exemple de stratégie de reproduction, cela sera beaucoup plus parlant. Comparons la stratégie de reproduction de la mésange charbonnière et celle de la tortue luth. La tortue luth peut pondre plus de 1 000 œufs en une année et se contente de les enterrer dans le sable. A l’inverse, la mésange n’effectue que deux couvées de 3 à 18 œufs par an. Par contre les parents s’en occupent pendant 40 jours, jusqu’à ce qu’ils aient toutes leur plumes. Ainsi un couple de mésanges peut effectuer jusqu’à 900 nourrissages par jour ! (cf. fiche Mésange charbonnière)

Avec un tel investissement de ressources dans chaque œuf, les chances de survie d’un oisillon sont très nettement supérieures à celle d’un bébé tortue. Il est aussi tout à fait logique qu’en dépensant beaucoup moins de ressources par œuf, la tortue luth ne peut pas espérer avoir les mêmes chances de survie par œuf que ceux de la mésange.

Pour ma part, comprendre ce phénomène m’aide beaucoup à relativiser. Nous sommes d’accord, le trade-off traite d’un coût énergétique de vie. Maintenant, je vais extrapoler et vous parler d’un cout « psychologique ».

Voici deux nouveaux exemples (plus ou moins bien choisis) pour illustrer ma réflexion :

  • Je ne peux pas avoir un chien ET espérer pouvoir faire la grasse mat le week-end. Donc si un matin, il m’est plus difficile de me lever de bonne heure pour sortir Simba, je me dis que c’est un juste « coût » à payer et qu’il en vaut largement la peine pour tout ce que ce petit lion m’apporte en retour.
  • Autre exemple, je ne peux pas espérer vivre une expérience forte comme celle que je vis actuellement SANS être prêt à remettre en cause une certaine partie de mon confort. Dans les moments plus difficiles, il me suffit de me le remettre en tête pour me rebooster.

Ces exemples peuvent vous paraître basique de prime abord mais prenez le temps d’y réfléchir. Lorsque vous adoptez cette réflexion à chaque moment où vous avez l’impression que quelque chose (une décision, une action, etc.) vous coûte, demandez vous ce qu’elle vous coûtera et ce qu’elle vous rapportera. Si vous pensez que le coût n’en vaut pas chandelle, alors faites marche arrière car vous êtes en train de foncer dans le mur. A l’inverse, si vous pensez que le coût en vaut la peine, alors acceptez le pleinement, payez le et profitez du résultat ! De plus, lorsque vous l’acceptez le coût en pleine conscience et que vous connaissez ce qu’il vous apporte en contre-partie, celui-ci paraîtra bien plus acceptable ! Smiley

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