Ma présentation

Cet article a été sans aucun doute le plus difficile à écrire. Je n’ai pas pour habitude de parler de moi facilement, rares sont les personnes à qui je me confie à cœur ouvert, que ce soit parmi mes amis ou même parmi les membres de ma propre famille. smiley surprise Et l’exercice est d’autant plus difficile à faire puisqu’il s’agit d’un site internet public, c’est-à-dire dont je ne connais pas les lecteurs.

Présentation et études

Alex(andre), né en 1986, je suis originaire d’un village près d’Arras (62, Pas-de-Calais). Je suis le second d’une famille sans problèmes de 3 enfants. Après un bac S, amoureux de la nature, je me suis installé près de Lille pour y suivre des études universitaires en biologie de la conservation. J’ai poursuivi dans cette voie jusqu’à l’obtention d’un bac+4 (Master 1), mais le secteur n’offrant que très peu de perspectives d’emploi, j’ai fait le choix de me réorienter en informatique, plutôt par dépit. C’est donc en région parisienne que j’ai suivi une formation en alternance de 2 ans.

D’un point de vue plus personnel, j’ai eu un parcours que l’on peut qualifier de plutôt « ordinaire ». Malgré une adolescence parfois conflictuelle avec mes parents, je n’ai posé aucun problème sérieux et je suis passé à travers ces premières « épreuves » de la vie sans grande difficulté, mais sans briller non plus.

Le début de la vie professionnelle et l’aventure toulousaine

Mon bac+5 en poche, j’ai fait mes premières armes en tant qu’ingénieur logiciel, à Toulouse, dans le domaine de l’aéronautique. Les premières années dans le monde professionnel sont stimulantes. Certes, avec elles sont venues quelques premières déceptions bien-sûr. Mais l’envie de faire mes preuves, d’être reconnu, les premières paies et l’indépendance qui en découle, un domaine professionnel où j’ai tout à apprendre, et ma copine (de l’époque) qui traverse quasiment toute la France (de Lille à Toulouse) pour me rejoindre, font que la vie est somme toute agréable.

Et puis les premières difficultés apparaissent. Certaines sont directement liées au monde du travail et tout ce qui en résulte : les désillusions liées au fonctionnement des entreprises, la difficulté de l’accès à la propriété (en particulier lorsque l’on rêve d’avoir un jardin pour son chien, un potager et quelques poules), les bouchons, le stress de ce mode de vie, etc. smiley sad

Après 3-4 ans de vie active, la monotonie s’installe, l’impression d’avoir fait le tour, l’envie de changer, l’envie de donner plus de sens à sa vie… Finalement, une séparation douloureuse aura raison de mon aventure Toulousaine qui aura duré 5 années.

Une personnalité différente

A ces difficultés liées à mon environnement se sont ajoutées d’autres difficultés, plus étroitement liées à ma personne(alité), auxquelles je n’avais pas vraiment prêté attention jusqu’alors. Mais ces changements dans ma vie ont fait que je me suis soudainement retrouvé seul, face à moi-même. S’en sont donc suivies de nombreuses interrogations sur ma manière d’être, ma manière de raisonner. Ce fut donc l’heure des premiers bilans.

A vrai dire, et contrairement à ce à quoi on pourrait s’attendre au vu de ce projet, je suis quelqu’un de plutôt réservé et solitaire. J’ai l’impression de ressentir et de comprendre différemment les choses et l’environnement qui nous entourent. J’ai aussi l’impression d’y réagir de façon plus intense. Le bruit de la ville, la circulation, la foule, certains comportements m’agressent. Je me sens aussi plus sensible, différent, voire en décalage et j’ai ce besoin de m’isoler. Pourtant je n’ai pas l’impression de détester le genre humain, bien au contraire, j’ai beaucoup d’amour à donner et partager, et c’est d’ailleurs pour cela qu’il est grand temps de me lancer dans l’aventure ! smiley wink

« Je suis doué d’une sensibilité absurde, ce qui érafle les autres me déchire. » – Gustave Flaubert

Ne pas sortir des sentiers battus

Déjà à ce moment-là de mon cheminement, l’envie de changements et de nouvelles expériences s’était fait ressentir. Notamment l’envie de faire un permis vacances travail (PVT) en Nouvelle-Zélande, mais je me suis finalement résigné.

En « bon garçon », qui se contente de faire ce que l’on attend de lui, qui ne pose pas de problèmes, et qui gagne sa vie sérieusement, je me suis donc remis en quête d’un emploi et ai finalement obtenu un emploi pour un éditeur de logiciel de la métropole Lilloise. Je ne suis pas particulièrement attaché à ma région d’origine, même si je suis fier de mes origines, mais j’aime ma famille et mes grands-parents vieillissent, si je souhaite en profiter c’est maintenant.

Une vie de bureau qui ne me permet pas de m’épanouir

Très rapidement cette fois, les anciens démons liés à mon milieu professionnel m’ont rattrapé. Une fois encore, je me suis senti agressé par cette vie citadine, le boulot m’ennuie et cette nouvelle vie me déprime en l’espace de quelques semaines. Impossible pour moi de me projeter. Le soir et le week-end, je n’avais envie de rien faire. Pourtant sur le papier tous les critères semblaient réunis pour être heureux : j’étais en CDI, je gagnais confortablement ma vie, un nouveau domaine d’activité s’offrait à moi et la métropole lilloise, malgré sa météo parfois peu clémente, offrait tous les avantages que l’on peut attendre d’une grande ville de France.

Les collègues, quant-à eux, ont apprécié la facilité de mon adaptation et de la rapidité de mon intégration. Pourtant au fond de moi, j’ai toujours eu l’impression de jouer un rôle et de ne pas pouvoir être réellement moi-même. Je me suis réfugié derrière des blagues et certaines paroles, par peur de marquer ma différence. Je me suis rapidement senti enfermé, tel un lion en cage.

Un retour vers une vie plus saine

La situation ne pouvait pas continuer ainsi. Tout mon corps me lance des signaux d’alarme depuis trop longtemps déjà. Je me réveille fatigué, je suis anxieux, parfois irritable. J’ai des courbatures au niveau du cou et du dos et pour finir sur les petits détails glamours, j’ai développé au cours de ces deux dernières années les symptômes suivants liés au stress : diarrhée, rhume, eczéma, sans oublier bien sûr d’être régulièrement enrhumé ou grippé à cause d’un système immunitaire déficient.

Aujourd’hui, j’ai l’impression d’être au bord de la dépression ou de la crise de nerf, je dois faire un choix et je me suis fait une raison : je ne suis fait ni pour la vie citadine, ni pour celle de bureau. La pilule est difficile à avaler et le choix délicat à faire. J’ai parfois le sentiment d’être ce petit enfant gâté, qui ne sait pas reconnaître la chance qu’il a. Pourtant, pour mon propre bien-être, je dois faire un choix. La peur reste là, je sais ce que j’ai à perdre mais je ne sais pas ce que j’ai à y gagner.

ballade en forêt

Je conclurai cette présentation de mon cheminement avec une petite anecdote. Lorsque j’ai partagé cette idée du tour d’horizons avec une amie, cette dernière m’a demandé si je n’avais pas l’impression de fuir en faisant ce choix de tour de France. Je lui ai répondu d’avoir l’impression d’avoir fui toutes ces dernières années, justement en faisant des choix rationnels, les choix de la facilité, sans écouter mon corps et mon cœur et que c’est aujourd’hui que la vraie aventure de ma vie va commencer. smiley smile

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15 réflexions au sujet de “Ma présentation

  1. Oh la la… Comme je me reconnais dans cette citation de Flaubert… Et dans ces sentiments que tu partages (si bien d’ailleurs!)
    Non, tu ne fuis pas, au contraire ! tu vas à ta rencontre et vers les autres, alors que maintenant, on ne se connait plus soi-même, et on ne va plus vers les autres ; et au final, on passe à coté de beaucoup de choses.
    CHAPEAU monsieur ! et on te soutient !!!

    • Un grand merci pour soutien et ton message Lena, ça me touche beaucoup ! Je suis tout à fait d’accord avec toi et j’ai hâte de me mettre en route !

  2. Bon, j’avoue, ce qui m’a fait cliquer sur le premier article parlant de votre projet c’est le partage de l’aventure avec votre poilu ! « Défaut » professionnel.

    La découverte de l’autour, de l’aventure partagée caninement, mais aussi – voire – avant tout humaine qui s’annonce et de son cheminement est touchante.

    La partie « Une personnalité différente » me touche particulièrement.
    Vous donnez envie d’être rencontré. C’est une très étrange sensation pour cette personne que je suis, se sentant au quotidien autant passionnée, amoureuse qu’effrayée et agressée par l’être humain. Intrigant.

    Et si je puis me permettre, à mon sens, il n’est pas question de fuite quand il s’agit de se confronter à son soi intérieur, au contraire !

    Courage et belle aventure ! Je vous suivrais tous les deux avec plaisir.

  3. Bonjour tout ce que tu représente est logique lorsque ont est a mille lieu émotionnellement de ce qu on fait .Nos actions doivent être en relation avec nous même.Mais on se perd avec cette crise qui veut que nous ayons un boulot suffisamment d argent pour vivre et on s emprisonne dans un cercle qui nous correspond pas forcément et on se perd nous même.Ton initiatives est formidable tu rencontreras des gens tu t ouvrira des horizons des images de la France défileront prend tout tout ce que tu peux mais la routine restera toujours nessecaire a beaucoup de vie . On est tous confronté a cette vérité on ne peux y échapper.fait attention a toi pendant ce parcourt prend toute les sécurités qui s impose et vie le moment présent .courage caresses a ton petit lion .

  4. J’ai lu très attentivement tout ton site ; en y repensant, c’est dommage qu’on n’en ait pas discuté un peu plus. Il faudra que je te fasse lire mon premier roman, ça devrait bcp te plaire… ;o)
    Il me semble que tous ceux qui ont envie de laisser un commentaire ici ressentent un peu la même chose, parce que tu décris bien cette sensation. Et c’est vrai que la citation de Flaubert, joliment bien trouvée !
    Dis-toi que les sponsors que tu déniches, sont ceux qui adhèrent sincèrement au projet ; il faut savoir sortir un peu du système pour comprendre tout ce que tu dis là.

    Bon courage ; l’aventure c’est chouette, mais prépare un peu tes itinéraires chaque fois avant de te lancer ! @+

    • Il faut dire aussi que je profite de ce sentiment de protection de « parler » derrière un écran pour dire des choses que je n’aurai pas forcément dites au bureau. J’ai encore toute mon aventure pour m’ouvrir d’avantage. 😉
      Je suis tout à fait d’accord avec ton commentaire, et c’est bien pour ça que je fais attention aux demandes de sponsors que je fais quitte à en avoir que très peu voir un seul. Merci pour ton conseil et ton commentaire Seb et bon courage à toi aussi !

  5. Voici le moment du grand départ ! Non tu ne t’enfuies pas, tu regardes bel et bien devant toi, prêt à découvrir de nouveaux paysages, à échanger, à partager, à communiquer avec de nombreuses personnes qui comprendront ta sensibilité… Prends bien soin de toi et de Simba ! BON VOYAGE à tous les deux et à très bientôt pour le récit passionnant de vos aventures !

  6. Après avoir lu « ta vie » ce que tu ressentes, je me retrouve « en toi ». Je n’ai plus 20 ans et refais toujours le même chemin.
    Qu’est ce que je fuis, qu’est-ce que je cherche ?. L’aventure ?Non. Le contact ?Oui , sans le savoir . Oser le contact: oui. Ce fut le cas une fois de plus à La Salette avec toi. Oui Chapeau. Pour moi, beaucoup plus ancien, c’est facile, j’ai tout . Tente, réchaud ,
    matelas, duvet, gamelles, tout (mais pas 4 kg de croquettes pour Simba), et une retraite,petite mais qui me permet l’aventure sans risque en faisant attention… Mais à la différence de toi, je ne suis pas du tout doué avec le GPS , ordi , et tout le tointoin,
    mon cerveau ne suit plus et surtout ne veux plus faire d’effort.
    Bon courage, je pense et prie pour toi.
    Maurice ,un éternel pèlerin qui t’admire et t’envie. Chapeau et donne de tes nouvelles quand tu pourras.

  7. Bonjour Alexandre…
    Petite inquiétude partagée avec Francine, ici à Bergerac, car malgré plusieurs tentatives pour te joindre par tél, pas d’écho de ta part…On ne sait pas où tu en es de ton périple, et surtout si, quel que soit le lieu où tu te trouves, tu es en bonne santé ?
    Nous l’espérons en tous cas. Si tu en as la possibilité rassure-nous vite. Y a t’il des articles de presse que nous puissions consulter sur les médias des régions traversées récemment ?
    Et donc, bonne route à toi et Simba…
    A bientôt.
    Gilles.

    • Bonjour à vous deux,
      Tout va bien, nous sommes dans le Jura (ma position est régulièrement mise à jour sur la page itinéraire).
      Je t’ai envoyé un semaine il y a quelques jours, et un nouveau hier.
      Les as-tu reçu ? C’est gentil de vous inquiétez pour nous. 🙂
      Je n’ai pas eu d’articles de presse depuis quelques temps maintenant ….
      A bientôt,
      Alex

  8. J’ai une petite question Alex . As-tu réussi à trouver dans tes moments de marche en solitaire , avec tes rencontres aussi , à savoir ce que tu veux  » devenir  » , comme dit Lao Steu , 老子  » trouver la voix  » ?
    Je te souhaite une vie pleine de petits et grands bonheurs , enrichissante , remplie d’amour et d’amitié . Prends soin de toi . Gros bisous , câlinous à Simba .
    马力来年

    • Je ne pense pas avoir « trouver la voix » pour le moment. Ce que je peux dors-et-déjà dire, c’est que ce tour m’a ouvert les yeux sur pas mal de choses et m’a donné plus grande ouverture d’esprit. Je pense avoir aussi acquis plus de présence et de conscience vis-à-vis de ce que je vois et vis.

      Ce projet, c’est comme un catalyseur d’expériences de vie. J’ai l’impression que toutes ces rencontres et ces différentes façon d’appréhender et de voir la vie sont autant de graines que l’on m’a mis dans le cerveau. Maintenant, il me reste à savoir lesquels je vais nourrir ! 😉

      Il me reste tout de même beaucoup de chemin à parcourir, mais il me semble que l’on chemine toute sa vie ! 🙂

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